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TREK de MUNICH à VENISE – Traversée des Alpes Centrales en 14 jours

En à peine deux semaines, j’ai parcouru 3 pays, à pied. L’Allemagne, l’Autriche et l’Italie.

 Je vais vous dévoiler les magnifiques sentiers de randonnée que j’ai eu la chance de traverser cet été 2021 en partenariat avec l’Agence Grand Angle à travers la Bavière boisée de l’Allemagne du Sud, les magnifiques montagnes verdoyantes du Tyrol en Autriche, pour enfin terminer notre périple au cœur des fameuses Dolomites italiennes. 

À travers les Alpes centrales qui nous mèneront du romantisme fou de Louis Il de Bavière au charme délicat de Venise, vous re-découvrirez la noblesse de l’Europe. Pourquoi partir si loin quand on a tout à portée de main ? Mais avant toute chose, commençons par la préparation. 

En bref

Ma traversée des Alpes centrales dura 14 jours et 13 nuits. J’ai alterné entre randonnées et correspondances en bus ou en train. La première partie débute en Allemagne, où j’ai randonné pendant plus de 3 jours et visité plusieurs châteaux. En Autriche, j’ai  ensuite randonné entre 4 et 5 jours. 

Mes étapes faisaient en moyenne 20 km variant entre 100 et 1000 mètres de dénivelé. J’ai terminé mon périple en Italie par le sud Tyrol et les fameuses Dolomites sur  4 à 5 jours de marche pour enfin terminer à Venise où je suis arrivé en train depuis les Dolomites. 

L’itinéraire

Itinéraire trek de Munich à Venise

J1 – Munich – Füssen – Hohenschwangau

Hébergement : Hôtel B&B à Hohenschwangau
Temps de marche : 3 h
Dénivelé + et – 160 m

Découverte de la cité médiévale de Füssen, dans le monde romantique irréel de Ludwig II de Bavière et je découvre le château de Neuschwanstein : le château de conte de fées de Ludwig II, qui peut être visité.

J2 – Hohenschwangau – Kenzenhüttejaure

Hébergement : Refuge de Kenzenhütte
Temps de marche : 6h30 à 7 h
Dénivelé + 1120 m
Dénivelé – 685 m

Montée tranquille au massif de l’Ammergau. Une extraordinaire étape « nature » où on peut observer si on a de la chance, des dizaines de chamois, dans de superbes paysages de moyenne montagne.

J3 – Kenzenhütte – Ettal

Hébergement : Hébergements à proximité immédiate du monastère (ou à Garmisch-Partenkirchen)
Temps de marche : 6 h
Dénivelé + 500 m
Dénivelé – 850 m

Découverte de toute la vallée du Linderhof jusqu’à Ettal. Visite du château de Linderhof, le petit « Versailles » avec son belvédère mauresque et la grotte de Louis II. Ces trois premiers jours évoquent une partie de l’histoire de Louis II de Bavière, le « roi fou », poète, ami de Wagner, et de la nature qu’il aimait explorer, notamment sur les chemins empruntés ici.

J4 – Ettal – Refuge – Schachenhaus (Königshaus) 1866m

Hébergement : Refuge historique de Schachenhaus
Temps de marche : 5 h
Dénivelé + 1150 m

Départ d’Ettal en bus postal jusqu’à la ville olympique de Garmisch-Partenkirchen, puis entrée au centre du massif, où on traverse la gorge (Klamm) à Partnach.

J5 – Refuge Schachenhaus – Leutasch

Hébergement : Hôtel typique à Leutasch
Temps de marche : 5h30
Dénivelé + 550 m
Dénivelé – 1300 m

Passage du col frontière entre Allemagne et Autriche à Meiler Hütte puis une belle descente dans la vallée de Bergleintal, au-dessus du Plateau de Leutasch.

J6 – Leutasch – Refuge Solsteinhaus

Hébergement : Refuge de Solsteinhaus
Temps de marche : 4 à 5 h
Dénivelé + 1060 m
Dénivelé – 320 m

Transfert à Scharnitz (Tyrol), un autre massif frontière, mais également un Parc National et un massif calcaire très préservé.

J7 – Refuge Solsteinhaus – Innsbruck – Krimml

Hébergement : Hébergements à Krimml
Temps de marche : 3 h
Dénivelé + 900 m

Possibilité de prendre un train pour Innsbruck. Possibilité de visite de la vieille ville, particulièrement attachante : La maison Helbling, petit toit d’or, cathédrale Saint Jacques, musées superbes… Transfert par la vallée de la Zillertal, jusqu’aux spectaculaires cascades de Krimml, parmi les plus grandes des Alpes. 

J8 – Krimml – Refuge Krimmltauernhaus

Hébergement : Refuge de Krimmltauernhaus
Temps de marche : 4 h
Dénivelé + 600 m
Dénivelé – 50 m

Passer par le massif alpin qui sépare le Tyrol autrichien de l’ancien « Tyrol Sud », aujourd’hui italien, en remontant le long des cascades dans la spectaculaire vallée de KrimmIer Achental, les plus hautes cascades d’Europe (plus de 400m de haut) jusqu’au refuge de Krimmltauernhaus. 

J9 – Refuge Krimmltauernhaus – Prettau, vallée de Ahrntal ou Passo Delle Erbe

Hébergement : Dans la vallée de l’Ahrntal ou au Passo Delle Erbe
Temps de marche : 6h30 à 7 h
Dénivelé + 1120 m
Dénivelé – 1090 m

Passage vers l’Italie par le cœur des Alpes autrichiennes, via  le  col  de  Krimmler  Tauern  (ou  celui  de  Birnlücke),  l’un  des  passages  les  plus  faciles  pour  traverser les Alpes très étroites ici.

J10 – Passo Delle Erbe – Refuge Genova (Schlüterhütte)

Hébergement : Refuge Genova
Temps de marche : 3h
Dénivelé + 380 m
Dénivelé – 100 m

Début de la grande traversée nord-sud des Dolomites, à 2000m.

J11 – Refuge Genova – Refuge du Passo Gardena

Hébergement : Refuge du Passo Gardena
Temps de marche : 6h30
Dénivelé + 960 m
Dénivelé – 1140 m

Traversée du Parc Naturel de Puez avec un petit passage protégé avant d’arriver sur les hauts plateaux, bordés par le splendide canyon de Vallunga.

J12 – Passo Gardena – Refuge Boè

Hébergement : Refuge Boè
Temps de marche : 4h30 à 5 h
Dénivelé + 970 m
Dénivelé – 220 m

Le Passo Gardena (2121m), sépare le massif de Puez de l’extraordinaire Gruppo de la Sella. Passage en plein coeur des Dolomites !

J13 – Refuge Boé – Venise

Hébergement : Hôtel à Venise
Temps de marche : 4h
Dénivelé + 260 m
Dénivelé – 1040 m

Traversée très lunaire du Massif de la Sella puis transfert en train pour Venise.

J14 – Venise

Balade à travers Venise.

L’Allemagne mystérieuse

Le château de Neuschwanstein

C’est au départ de la ville de Füssen, à une heure de Munich que j’ai eu la chance d’apercevoir le fameux de Neuschwanstein, celui qui inspira celui de Disney. Oui, ça nous laisse complètement rêveurs.  

En pénétrant la forêt, l’épais brouillard m’empêchait de le voir quand tout à coup j’ai pu l’admirer de toute sa splendeur.  C’est en 1867 que, visitant le château français de Pierrefonds, Louis II de Bavière eut l’idée de faire reconstruire l’ancienne ruine d’un autre château. Mélange architectural éclectique associant styles roman tardif, néo-gothique et néo-byzantin le projet, démesuré, accumula les difficultés et un roi qui avait la folie des grandeurs. Pour illustrer la démesure de ce roi et surtout pour rembourser les dettes faramineuses de ce projet, le château s’est ouvert au public. 

C’est avec cet imaginaire en tête que je me dirigeais vers l’invisible château. 

Le château de Neuschwanstein – Photo de Vinay Chavan

Le château de Linderhof

Je retrouvais les plaisirs simples de la randonnée : marcher, apprécier le soleil, cultiver mes pensées, les poser, admirer les chamois qui se dandinent par dizaine autour de moi entre les pitons de calcaires du massif de l’Ammergau… Bref, la définition même de la sobriété heureuse. 

Je terminerai enfin ma journée par la visite du château de Linderhof, accumulation d’utopies et de fantasmes tentaculaires. 

Massif de l’Ammergau – Tortuga

L’Abbaye d’Ettal et les gorges de Partnach

Dans la petite commune d’Ettal, j’ai eu l’occasion de visiter cette-fois, son Abbaye. C’est ensuite les Gorges de Partnach. Ce canyon de 700 m de long et 80 m de profondeur est creusé par la rivière Partnach dans les couches calcaires du Wetterstein. 

À moi les montagnes du Tyrol. Mais les trains vous réservent leur lot de surprises. 

L’Autriche vertigineuse

Les montagnes de Tyrol

Vous aimez le défi ? Les montagnes de Tyrol aussi. Dès les premiers kilomètres, les pentes sont raides, les sentiers très étroits. Partout, des panneaux d’avertissement vous effraient et vous rappellent que vous n’êtes pas immortels. 

Je n’avais rien à faire ici et c’est imprévu qui m’amène à emprunter un autre sentier. Une belle expérience qui s’offrait à moi. 

Innsbruck 

Mon périple de Giessenbach jusqu’à Insbruck m’amenait à ressentir pour la première fois une profonde solitude. Cette solitude dont je fais l’éloge,  que l’on ne peut ressentir qu’en randonnant en pleine nature, celle où on se sent bien, tranquille et libre. Il n’y avait que les montagnes et moi. 

Arrivé à Innsbruck, Littéralement « le pont sur l’Inn »,  connue pour ses stations de sports d’hiver, la ville était la résidence préférée de l’empereur Maximilien 1er, abritant des monuments remarquables, parmi lesquels la cathédrale St Jacques, la Hofkirche et le Mausolée de Maximilien 1er…

Krimml

En direction de Krimml, j’entame ma dernière étape en Autriche, dans le Tyrol du Sud en traversant le Krimmler Achental, large vallée glaciaire cernée de hauts sommets aux portes de l’Italie.

Cette étape m’amenait aux gigantesques cascades du même nom : Krimml. Plus je m’enfonçais dans la vallée de Krimmler Achental, plus je pénétrais la solitude. J’arrivais alors à l’imposante bâtisse du Krimmler Tauernhaus, l’auberge où je passerais la nuit, située au cœur de la vallée. 

Les cascades de Krimml par Tortuga

Brinlucke

Mon dernier jour en Autriche se soldait par l’arrivée au sommet du col de Brinlucke avant de voguer vers l’Italie. Ici, pas encore de “Buongiorno”. Presque totalement germanophone, la population essuya les tentatives d’italianisation forcée du régime fasciste. C’est donc un coin d’Italie à part, où les jeunes grandissent avec deux langues, même si l’histoire, encore trop fraîche, reste à fleur de peau et de culture.

L’Italie désinvolte

Les Dolomites

J’entrai enfin dans les célèbres Dolomites par le secret et sauvage vallon de Ciastlins pour marcher jusqu’au col de Cacagnares. 

Ma solitude et moi marchions sur une multitude de cascades en escalier, encerclées par les imposantes montagnes des Dolomites. La pesanteur de l’atmosphère me donnait l’impression d’être entouré par de grands mages vieux de millions d’années, qui me jugeaient, alors que je pénétrais leurs lieux sacrés. La montée est rude, les sentiers très étroits, perchés des dizaines de mètres au-dessus du vide. Mais une fois arrivé là-haut, le spectacle est fantasmagorique. 

Au lac de Braies pour une étape au bord de l’eau, où j’y passerai la nuit, j’arrive ensuite au-dessus du bouquet de cimes des Dolomites pour regarder vers le col de la Croda del Becco et rejoindre les alpages du Rossalm.

Dolomites – Italie – Photo de Tortuga

Le col de la Croda del Becco

Enfin, au versant ocre rouge de la Croda Rossa, j’ai enfin l’occasion d’apercevoir les premières fortifications austro-hongroises. Pendant la première partie de la journée, j’ai pu admirer de nombreux vestiges de la frontière fortifiée construits à la fin du XIXe siècle par l’empire austro-hongrois à sa frontière avec l’Italie. Théâtre d’intenses combats durant la première guerre mondiale, la région fût rattachée à l’Italie à l’issue du traité de St Germain en Laye de 1919.

Je terminais donc ce périple en randonnant autour du sommet le plus emblématique d’Italie, culminant à 3000 m. Méditative, cette aventure m’a permis de me renforcer mentalement et physiquement. Apprendre à apprécier la solitude, c’est apprendre à se supporter soi-même. S’accepter, et se suffire. Quand on y arrive enfin, alors le monde n’a plus de limite. 

Venise

C’est avec raffinement que j’ai terminé mon escapade à Venise. Je prends alors la journée pour me balader calmement et admirer la cité flottante et ses multitudes de canaux. Une fin parfaite pour se reposer tranquillement avant de rentrer. 

J’espère que vous aurez aimé ce voyage au cœur des Alpes centrales. Si vous souhaitez réaliser cette même aventure seul, comme moi, ou accompagné, je vous ai glissé le lien vers le site de l’agence Grand Angle, qui propose le même parcours

Vous voulez en savoir plus sur la préparation ? Posez moi vos questions en commentaire !

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